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En Juillet fais ce qu'il te plait

Juillet, 2012

En Juillet fais ce qu'il te plait

En ce mois de juillet 2012, il est histoire de montagne, d'alpinisme amateur entre bons vieux copains de toujours. Je dirais même entre amis de toujours, ceux sur qui on peut compter en cas de coup dur. Il est vrai que l'objectif initial de cette saison d'été 2012 est de travailler à bloc les quelques mois d'été pour subvenir aux besoins économiques du reste de la moitié de l'année. Mais je dirais que "quand alpinisme tu nous tiens. tu ne nous lâches pas jusqu'au plus profond de nous même".

Apres un anniversaire mémorable à Paris le 5 juillet. Du 7 au 20 juillet j'ai eu la chance de faire de belles escalades classiques dans le massif du mont Blanc avec des amis qui comptent. Il n'y a eu aucune course très dure tirée au carnet, mais seulement des ascensions esthétiques avec beaucoup de feeling qui me permettent de dire que la montagne est belle et que ces journées passées là haut valent tout l'or du monde. On s'y sent vivre, respirer, son coeur battre, le sang couler dans ses veines mais aussi des fois sur ses mains, son corps ou son visage à l'impact d'un morceau de glace ou de roche sur le corps, la soif, la faim, la fatigue, le sommeil, les sentiments sont exacerbés, les relations sociales aussi, ce sont tous ces éléments que l'on ressent amplifié en montagne. Je crois et espère que là haut les gens sont vrais, que les tricheurs ne peuvent pas tricher. C'est peut être une vision naïve du monde, mais j'aime y croire. Les tricheurs ne peuvent que faire valoir leur prouesses au contact des autres. Dans notre société on croise trop souvent des tricheurs, mytho, de gens égoïstes… à vomir. Pour moi quatre mots font sens, Humanité, Empathie, solidarité et humilité. Stoppons là.

Nous grimpons les montagnes parce qu’elles sont là disait Mallory, le fait de gravir les montagnes met en éveil des sens que l'on ne ressent pas tous les jours lorsque l'on est sédentaire Parisien. Le corps n'est pas mis à rude épreuve. Là haut tout est dur il n'y a pas de place à l’apitoiement, il est sûr que plus on y est, plus on est dur, plus on y est plus on est à l'aise dans ces terrains hostiles. Des fois on peut s'en aller laisser son esprit partir et planer devant une belle pensée ou devant la beauté des lieux. C'est pourquoi je dis qu'en montagne c'est canon et on se sent vivre. Tous mouvements, faits et gestes assurent la vie de celui qui y évolue, l'erreur ne pardonne pas il faut être concentré, rigoureux, des fois on se trompe, mais il faut éssayer derectifier l'erreur, et puis des fois ça marche pas. La montagne c'est aussi les innombrables, et tragiques histoires qui nous rappellent que nous sommes petits. Devant ce tableau un peu austère qu'il ne faut pas oublier . Il y a que du bonheur et de la joie à mon gout, le plaisir en montagne passe aussi par la souffrance malheureusement.

Pour résumé ce début d'été:

Je citerai ce mercredi 18 juillet 2012 où nous, trois copains seuls à 7h30 au sommet de l'aiguille Verte, grand beau temps et pas un poil de vent, émus d'être au sommet de cette si belle montagne effilée, le reste du massif venté et recouvert de lenticulaires terrifiants, pour nous juste un sentiment de plénitude, au bon endroit au bon moment.

Je citerai le 9 juillet et cette ascension de l'Eperon Frendo à l'aiguille du Midi, en compagnie de ce jeune couple suisse où tout roula parfaitement, nous étions Dorian, Martin et moi en adéquation parfaite avec l'élément montagne, le regard porté sur les lignes de fuites de la fabuleuse arête de neige de cette éperon si connu.

Le 10 juillet la paisible arête des papillons après une nuit orageuse et Dorian passant la main au pied d'une longueur facile car fatigué de son année d'étude.

Le mercredi 11 juillet, journée Mémorable où Dorian durant l'approche du refuge de l'envers des aiguilles nous annonça sa 527eme place au concours d'internat de médecine, Martin et moi sur des dalles polies par les glacier émus de cette nouvelle une larme en coin d'oeil.

La voie Ryan à l'aiguille du Plan le 12 juillet avec sa mythique triple rimaye qui fait frémir tant d'alpinistes lors des discussions les soirs d'été au refuge de l'envers des aiguilles. Ascension avec Jonathan, Dorian, et Martin sous un soleil radieux. Des cauchemars alpins ayant repris pendant la nuit. Nous avancions efficacement dans les fissures de cette voie lorsque le téléphone sonna. Camille et Mathilde conjointes de notre médecin et du cordiste inquiétées me demandèrent si on était au Maudit. Neuf mort annoncés et nombreux emportés. no comment

Une soirée du 13 juillet avec une bagarre tournant mal dans chamonix, Dorian et moi finissant aux urgences de Sallanches.

Encore des cauchemars alpins le 17 juillet, et un kurde réveillant tout un dortoirs du refuge du couvercle la veille de l'ascension de la verte.

Le 19 juillet, le lendemain d'une verte avalée. Avec Robin, nous sommes partie au grand pilier d'angle pour l'ascension de la voie Boivin Vallençant. Au col Moore une pensée à ce que m'avait dit la veille Rémi Lecluse, collègue du bureau des guide "le regel" disait il.

Pour resumer la course, Au col Moore équipement de la cordée impressionnée par l'ambiance du lieu, pas un mot, la face est grande et les sérac nous surplombant 1000 m plus haut sont à nous faire pâlir de peur, les dépôts d'avalanches au pieds des faces parlent d'eux même. Courir pour traverser le cirque de la brenva est le maître mot.

Le cirque de la Brenva c'est le temple d'ascensions de grande ampleur avec son versant Italien haut de 1400m, les voies portent des noms au raisonnances mythiques. La Major, la Brenva, la Poire , la Sentinelle rouge, Le Pilier d'angle, Divine providence, la Blanche de Peuterey, l' arête de Peuterey…

La traversée du plateau de la Brenva depuis le col Moore dans des énormes dépôts d'avalanches de 6m de haut fut épique nous étions à 11h sur de la neige totalement transformé s’enfonçant jusqu'aux genoux pris dans la gueule du monstre et courant, pauvres hommes nous étions.

Puis remonter des pentes de neige raide détrempé où des fois on pouvais s'abreuver près des rochers. Quelques plaquages se disloquant sur notre cordée, grimper et toujours grimper vite avec l'épée Damoclès nous surplombant tout en se rassurant et pensant être à l'abri le long des rochers, si ça part gros il n'y a pas d’échappatoire dans le bas de la pente. Enfin tout ça…. Le kairos est parfait.

Il est intéressant à tout alpiniste d'aller faire un tour dans le cirque de la Brenva car là bas l'ambiance est vraiment canon et grisante, le lieu est juste extraordinaire, surréaliste, gigantesque, parfait. Pour définir le lieu c'est comme si nous étions dans un champs de garrigue très sec et qu'à la moindre étincelle tout s'embrase. C'est aussi grimper avec ces bruits d'avalanches qui s'effondrent dans le cirque de la Brenva, mais aussi cette super longueur de glace où tu cris de joie à ton frère de montagne, ton amis Rob que tu es heureux d'être là avec lui, se sentir si bien là depuis le début de la course.

Un bivouac entaillé dans l'arête de Peuterey, les étoiles filantes et nos amours sont à nous, même si elles sont partis loins. Tandis que là haut, au Monte Bianco la tempête de vent du Nord Ouest fait rage avec ses vents à 100km/h, nous en Italie nous sommes à l'abri. Le passage de la petite corniche du Mont Blanc de Courmayeur nous permet d'arriver dans un univers de tempête où les corps serons déstabilisés par les vents si violent.

Fin des mots! place aux images.

Aiguille du Plan - Voie Ryan

A près une soirée festive au refuge de l'envers des aiguilles pour notre Quatuor Jonathan, Dorian et Martin, nous sommes allé gravir la voie Ryan à l'aiguille du Plan. C'est dans la nuit noir et les cotons de nuages que la cordée fera l'approche et franchira la fameuse triple rimaye.

Une rimaye tourmentée.

De la belle grimpe.

Un Martin arbalette content de gravir cette classique voie historique.

La fameuse fissure de la grand mère, et non celle de la J.A Martin pour les Bleausards.

Une cheminée pénible avec le sac à dos.

Des cours passages athlétiques.

Come back par Plan Midi avec Jonathan indiquant le chemin.

L'arête super classe.

Merci à Dorian pour les photos.

Aiguille Verte, couloir Whymper

Monter à l'aiguille Verte, c'est devenir alpiniste d'après Rébuffat. Donc pour devenir alpiniste nous voulions gravir l'arête du Moine aboutissant au sommet de l'aiguille Verte. Aux vues des quantités de neige. Nous nous sommes élancé dans le fameux couloir Whymper historique, voie normale. Le couloir fut en excellente conditions la rimaye étant vraiment facile à franchir.

Votre narrateur et l'un de ses camarades

Ce jour là nous sommes devenu alpinistes encore une fois!

Grand pilier d'angle - voie Boivin Vallençant

Avec les conditions de neiges excellentes que nous rencontrons ce mois de Juillet 2012. Les quelques regards portés sur les grandes faces du massifs nous indiquent qu'il serai meilleur de gravir les faces mixte plutôt que rocheuses. Les Jorasses on l'air au top! Les goulottes du linceul étant large comme un autoroute. Avec Mon ami Robin Revest nous partirons dans la mythique face du Pilier d'Angle, théatre du super alpinisme au mont blanc avec un versant Italien raide de 1400m de dénivelé.

Les indiens que nous sommes partirons depuis le 1er téléphérique italien pour attaquer la voie à 11h30. Je vous laisse saisir et comprendre la problématique d'un versant Est attaqué à la mi-journée.

Un versant de 1400m de haut, exposé aux avalanches et chutes de séracs.

De grandes pentes raide.

Robin toujours présent dans ces superbes aventures.

Les longueurs clés rapidement gravis.

Des alpinistes contents de découvrir ce versant du Mont Blanc.

Robin s'échappant à gauche du sérac sommitale.

L'homme aux 5 passions Coca Cola, Rap, Rallye, Stephane Benoist et Alpinisme.

Photo sommitale des gadgos joyeux, assis dans la neige à 5h45 par la tempête de vents à 100 km/h !

Les vents balayant inlassablement le sommet du Mont Blanc peu fréquentable ce jour là.

Aiguille du Midi - Face Sud - Super Dupont

La vallée de Chamonix grâce à ses remontés mécaniques offre des avantages aux alpinistes. Cela permet des accès aisé à des sites majeurs de haute altitude grâce au téléphérique de l'aiguille du Midi l'alpiniste peux aller fréquenter des itinéraires majeurs à la Journée. Avec Damien Tomasi, copain guide et Niçois expatrié à Chamonix nous sommes allé gravir la voie Super Dupont en face sud de l'aiguille du Midi. Et c'est avec plaisir que nous avons gravis cet itinéraire très beau, soutenu dans le 6c.

Damien discutant avec une jeune tchèque. En bon Niçois-Chamoniard légèrement énervé expliquant à la demoiselle la courtoisie et le respect des grimpeurs déjà engagé dans la voie. J'adore.

Jean Baptiste, alpiniste amateur alsacien et expatrié à Paris. Gravissant avec son frère la Rébuffat. Le garçon à l'air heureux, le Sourire pour la photo!

Damien en action dans un 6c

Il est pas beau ce guide?

Damien dans le ciel gravissant le la longueur clé.

C'est un mois de juillet très classe en tout cas!

Commentaires

Salut Elias, ravi de voir que tu mets un casque ! Au plaisir de te re croiser à Cham

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